Le Moment Curieux

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Le Moment Curieux

Message  roberto > le Jeu 9 Aoû - 20:55

 
Je n'ai pas de talent bien précis .

 
Je suis seulement passionnément curieux

 
C'est pourquoi je viens partager avec vous

 
Ce que j'ai pu "récolté" un peu partout

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Jeu 9 Aoû - 20:56

 
 
Tisser sa toile dans les étoiles
 
« Il y a quelques années, j’ai lu dans une revue scientifique que des astronautes avaient emmené des araignées dans leur station spatiale
 
pour voir si elles pouvaient tisser leurs toiles en apesanteur.
 
Quand était-ce ?
 
Quel a été le résultat de l’expérience ?»
 
 

 
L’idée de soumettre les araignées à l’apesanteur date de 1973.
Ce n’était pas une première en matière d’insectes propulsés dans l’espace puisqu’en 1947,
des mouches du vinaigre (drosophila melanogaster) avaient été placées dans un conteneur à bord de la fusée américaine V2.
Propulsé à une altitude de 170 km, l’habitacle avait été renvoyé sur terre en parachute et l
es astronautes en herbe avaient été recueillies saines et sauves.
Cette espèce, facile à étudier du point de vue des dégâts chromosomiques, avait été choisie pour détecter les
effets des radiations au cours d’un vol spatial.
En 1973, les élèves américains furent invités à mener des expériences sur Skylab, la première station spatiale de la NASA.
Judith Miles, une étudiante de la Lexington High School (Massachusetts), suggéra d’envoyer des araignées
pour examiner les toiles qu’elles pourraient tisser en microgravité.
L’idée fut retenue. Entre le 28 juillet et le 25 septembre, deux araignées épeires diadèmes (Araneus diadematus),
baptisées Anita et Arabella, séjournèrent dans l’espace en compagnie de leurs proies, en l’occurrence des mouches.
Après quelques jours d’inactivité, les arachnides se mirent à l’ouvrage. Les premiers essais furent hésitants, puis des toiles se dessinèrent.
Celles-ci étaient plus fines que celles observées sur terre, mais de formes à peu près identiques.
Arabella et Anita sont mortes dans l’espace. Le corps de la première est exposé à l’U.S. Space & Rocket Center,
à Huntsville en Alabama (Etats-Unis). Leurs toiles ont intégré les collections du musée national de l’air et de l’espace
de la Smithsonian Institution à Washington.
Deux expériences similaires furent reproduites en 2008 et 2011 sur la Station Spatiale Internationale (ISS).
Ainsi, le module CGBA (Commercial Generic Bioprocessing Apparatus) accueillit des araignées néphiles (Nephila clavipes).
Le but était là aussi de déterminer si l’absence de gravitation influençait leur capacité à tisser une toile. Pour les essais de 2008,
la presse révéla que, si l’une s’était bien acclimatée, l’autre avait été portée disparue quelque temps avant d’être enfin retrouvée saine et sauve.
Selon l’expert de la NASA, l’arthropode avait sans doute subi un stress dû à l’apesanteur mais tout rentra dans l’ordre.
Les toiles exécutées se révélèrent dans l’ensemble similaires à celles tissées sur le sol, bien qu’un peu plus circulaires.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Jeu 9 Aoû - 20:57

 
 
 
Pourquoi Mercure s'éloigne-t-elle du Soleil ?
 
 
Les planètes s'éloignent lentement du Soleil parce qu'il perd de la masse.
C'est ce que dit la théorie. L'effet vient d'être mesuré avec précision en observant les mouvements de la sonde Messenger autour de Mercure. Depuis l'apparition de l'espèce humaine, nous sommes plus loin de quelques kilomètres...
 
Depuis des décennies, les astrophysiciens tentent de dépasser la théorie de la relativité générale d'Einstein.
En conservant un espace-temps courbe, ils modifient les équations gouvernant ses variations dans l'espace et dans le temps.
Il peut en découler des violations du principe d'équivalence, comme celles que traque la mission Microscope du Cnes ou encore des variations de la constante de Newton.
 
Pour tester ces diverses hypothèses, la mécanique céleste est un bon recours.
Elle a d'ailleurs joué ce rôle pour la théorie de la gravitation d'Einstein, laquelle expliquait la fameuse précession du périhélie de Mercure, qui échappait à la théorie de Newton.
 
En fait, ce test est en réalité assez subtil et difficile à mettre en œuvre.
Le périhélie est le point de l'orbite d'une planète qui est le plus proche du Soleil et des calculs naïfs conduisent à ce que ce point reste fixe dans l'espace.
Toutefois, le champ de gravité du Soleil n'est pas la seule force modifiant la trajectoire de Mercure, il y a aussi celles produites par les autres planètes du Système solaire.
On savait déjà du temps d'Einstein que ces perturbations gravitationnelles expliquaient une partie du mouvement de précession du périhélie de la planète.
 
 
 

 
Une vue d'artiste de la sonde Messenger autour de Mercure.
Le mouvement de la planète dans l'espace-temps autour du Soleil s'accompagne d'une précession du périhélie comme on peut le voir. ©️ NASA's Goddard Space Flight Center
 
Toutefois, d'autres effets étaient à prendre en compte, à savoir le fait que le Soleil n'est pas une sphère parfaite et qu'il n'est pas homogène.
Le comportement anormal de Mercure pouvait alors s'expliquer en supposant que la forme et la répartition des masses dans le Soleil différaient de ce que l'on pensait.
Cela semblait cependant peu probable même si cette piste a tout de même été examinée de plus près pendant une partie du XXe siècle.
 
La Terre s'éloignerait de 15 km par million d'années
Aujourd'hui, dans un article de la revue Nature Communications, une équipe de chercheurs de la Nasa et du MIT est revenue
sur cette affaire grâce à la sonde Messenger quand elle était en orbite autour de Mercure.
Les variations de sa trajectoire a permis de mesurer encore plus précisément celle de la planète.
Les mouvements de la sonde en communication radio avec la Terre pouvaient en effet être déterminés plus précisément.
Des écarts entre les mouvements calculés et ceux mesurées pouvaient être bavards sur plusieurs questions,
relevant de la recherche d'une nouvelle physique ou, plus sobrement, pour poser des contraintes sur une physique solaire moins exotique quoique fascinante.
 
Il ressort de ce travail que la théorie d'Einstein passe à nouveau victorieusement certains tests et qu'il est possible, pour la première fois,
de mesurer l'influence d'une perte de masse du Soleil en la séparant d'autres effets.
Cet amaigrissement provient bien sûr du vent solaire mais aussi des réactions de fusion thermonucléaire qui transforment une partie de sa masse en
un rayonnement qui quitte le Soleil (incidemment, ce dernier effet peut se décrire en relativité générale par la métrique de Vaidya).
En réponse, Mercure doit s'éloigner lentement mais sûrement de notre étoile et ce doit aussi être le cas de toutes les autres planètes du Système solaire.
 
Un chiffre précis a pu être déterminé : le Soleil perd un millième de sa masse par 10 milliards d'années,
ce qui se traduit, pour une orbite de la taille de celle de la Terre, par une augmentation d'environ 1,5 cm par an, soit 15 km par million d'années.
Les contraintes sur la variation dans le temps de la constante de la gravitation ont aussi été améliorées d'un facteur 10 par rapport à
celle déterminées par les mesures du mouvement de la Lune.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Ven 10 Aoû - 23:04


L’indispensable crayon à copier

« Avant la Seconde Guerre mondiale, il me semble que l’on utilisait un crayon spécifique pour écrire sur deux feuilles en même temps.

De quoi était fait cet outil ? » 



Avant-guerre, lorsqu’un double de document manuscrit était nécessaire, le carbone ne suffisait pas car la plume métallique ne marquait pas le double. 
On avait donc eu l’idée d’utiliser des plumes en verre, coniques et creuses.
 Ce fut la période du Tintenkuli allemand et de son homologue de la manufacture de Saint-Etienne, mais le résultat était plus ou moins bon.
 En se servant du crayon ordinaire à mine de plombagine issue du graphite, le double au carbone était correct, mais l’original pouvait subir des altérations.
 Le crayon encre ou crayon à copier s’est alors imposé. 
De forme hexagonale, il se présentait comme le crayon de papier actuel en bois,
 mais sa mine était faite d’une pâte de kaolin, graphite, gomme arabique imprégnée d’une solution concentrée de violet d’aniline.
 La trace sur l’original était indélébile et le double au carbone était parfait.
 En cas d’humidité, l‘écriture devenait plus violacée sur le document qui n’en perdait pas sa valeur d’authenticité. 
On pouvait également faire une copie de document sur les papiers pelures des registres numérotés.
 On se servait alors d’une feuille de feutre humidifiée, on plaçait le document écrit au crayon en contact avec le papier pelure humidifié par
 le feutre et on plaçait le tout entre les deux plateaux d’une petite presse de bureau. 
Le texte s’imprimait sur le papier pelure du registre et restait parfaitement lisible sur l’original manuscrit.
Ce crayon servait aussi à établir certains billets de chemin de fer.
 On l’utilisait également pour le marquage de tissus, de sacs en toile, pour les étiquettes d’adresses sur les colis...
 On trouvait également des crayons encre à l’aniline rouge dont les instituteurs et professeurs étaient grands consommateurs.
S’il avait de nombreux avantages, cet ustensile présentait cependant un inconvénient majeur :
 sa mine était toxique et les parents devaient veiller à son utilisation par les écoliers rêveurs qui suçaient la pointe ou
 les farceurs qui se coloraient ou se faisaient des tatouages.
Les stylos américains à bille ont commencé à lui faire concurrence peu après la guerre. 
Comme ils étaient chers, il a fallu attendre encore quelques années pour voir apparaître les stylos « Bic » 
avec leur bille usinée à la précision du micron à un prix défiant toute concurrence !

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Re: Le Moment Curieux

Message  MiMi le Sam 11 Aoû - 1:40

super super super super super

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 Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent.

Il y a trois moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique, les chats et  rire 

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Sam 11 Aoû - 22:11




Enterrements à l’ancienne

À Vercel (Doubs), Bernard Petitjean perpétue un art en voie de disparition. Celui des enterrements avec corbillard à cheval.



Photo Arnaud Castagné

Par Philippe Sauter

La mort, on ne la commande pas, mais la façon d’être enterré, oui. » 
Bernard Petitjean est, depuis près de trente ans, l’ordonnateur et le serviteur d’un rite que l’on pourrait croire disparu. 
Quand la demande lui est faite, il sort son très vieux corbillard et emporte vers sa dernière demeure le passager.
 Il est, semble-t-il, le dernier à assurer un tel service en France. « C’est aussi une façon de prendre son temps. 
On va moins vite. Souvent, on s’arrête une minute devant la demeure du défunt et, finalement, on arrive au cimetière avec le cortège qui suit.
 Beaucoup d’anciens voulaient être enterrés comme ça. Mais maintenant, c’est plus compliqué. 
Les familles ne gardent plus le défunt à la maison.
 Les corps sont vite transportés au funérarium qui est loin et donc ce n’est plus possible de suivre le cortège à pied. 
Il faut prendre les voitures… »
À Vercel, près de Valdahon, Bernard, aujourd’hui agriculteur à la retraite, était directement engagé par la commune pour
 assurer ces prestations très particulières et gratuites pour les habitants. Un service qu’il a assuré durant une trentaine d’années. 
« Cela pouvait aller jusqu’à une quinzaine d’enterrements par an. Cela a beaucoup baissé. » 
D’ailleurs, Bernard Petitjean n’est plus au service de la commune. 
Il a, en quelque sorte, pris son indépendance, et peut assurer des enterrements à cheval, matériel compris,
 le plus souvent dans le Grand Est de la France. Le corbillard qui date de 1912 a été racheté à la commune. 
« Mais cela peut aller plus loin. Je suis allé jusqu’à Cabourg en Normandie. En transportant la jument et le corbillard.
 Quand ils m’ont appelé, j’ai cru que c’était une blague. Il s’agissait de l’enterrement d’une dame de 94 ans.
 Ses sept enfants voulaient que ses dernières volontés soient respectées.
 Elle voulait être enterrée à l’ancienne avec corbillard à cheval et messe en latin, cortège et orchestre.
 C’était très émouvant. Et comme on était au bord de la mer, on est allé promener la jument sur la plage pour la détendre… »
 Tout est dans le détail dans un enterrement à cheval. Le rythme de la jument qui doit garder un calme parfait.
 Il faut une bonne journée pour préparer tout cela. « Le cheval, il faut aller le chercher, le laver, le préparer. 
Il doit être impeccable. Les sabots sont cirés. Pour le corbillard, c’est pareil. Je tiens aux pompons et aux grelots aussi. 
Tout doit être parfait ! » Quant à Bernard, il est, ce jour-là, aussi irréprochable que son cheval et porte invariablement costume et chapeau melon.
 Il assure ainsi une quinzaine de services mortuaires par an. « Ce qui reste compliqué, c’est que l’on est prévenu au dernier moment.
Il faut être disponible. Je sais qu’on ne meurt pas à la demande… » 
Bernard Petitjean dispose d’une remarquable collection de calèches anciennes dans laquelle il pioche selon la nature des besoins.
 « Je fais aussi des mariages. Bien sûr, je ne prends pas la même calèche… 
Je suis dans toutes les étapes de la vie, la fête, la fin. Mais je tiens à ce que les choses soient toujours bien faites. »

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Dim 12 Aoû - 13:51



Les fractales, une curiosité mathématique



Jean-Pierre Louvet

Enseignant IUT

Qu'est-ce qu'une fractale ? 

Ce concept mathématique, dont le père est Benoît Mandelbrot, fascine car il peut décrire une multitude de structures naturelles 

et permettre la création de splendides œuvres d'art numériques. Entrez dans le monde incroyable des fractales.

Définir correctement ce qu'est une fractale n'est pas simple et certaines définitions trouvées dans divers articles sont inexactes. 

Benoît Mandelbrot lui-même a varié dans ses propos : « "objet fractal" et "fractale", termes que je viens de former, 

pour les besoins de ce livre, à partir de l'adjectif latin fractus, qui signifie "irrégulier ou brisé".

Fractale. n.f. Configuration fractale. Ensemble ou objet fractal ».



Les fractales font partie de ces curiosités mathématiques qui nous attirent.
©️ Jean-Pierre Louvet,  


Où l'on découvre qu'un concept mathématique non conventionnel peut décrire une multitude de structures naturelles, 

aussi bien que les cours de la bourse, ou permettre la création d'œuvres d'art numériques.

Rarement une notion mathématique aura eu autant de succès auprès de publics divers.

 La raison en est due en bonne partie au zèle mis par Benoît Mandelbrot, le « père » de cette branche des mathématiques, à 

la diffuser et par celui de ceux qui ont emboîté ses pas pour l'utiliser dans de très nombreux domaines.

 En particulier les livres de Mandelbrot Les objets fractals et The fractal geometry of Nature n'ont pas cessé d'être réédités et ont été lus par

 un nombre considérable de personnes d'horizons et de cultures très divers.

 Mais il y a au moins deux autres bonnes raisons : la première est que le concept lui-même a un côté fascinant parce 

qu'il conduit à une certaine forme d'infini ; la deuxième est qu'il est possible de produire des images étranges et d'une grande beauté en 

utilisant les mathématiques fractales




SCIENCES

Mandelbrot et les fractales

Dossier - Les fractales, une curiosité mathématique


C'est en grande partie grâce à Benoît Mandelbrot que les fractales ont eu tant de succès. ©️ YMF, DP 

Définir correctement ce qu'est une fractale n'est pas simple et certaines définitions trouvées dans divers articles sont inexactes ;

Mandelbrot lui-même a varié dans ses propos. On peut partir pour débuter, non pas d'une définition mathématique, 

mais de la définition lexicographique qu'en donne Mandelbrot dans son ouvrage Les objets fractals :

... « objet fractal » et « fractale », termes que je viens de former, pour les besoins de ce livre, 

à partir de l'adjectif latin fractus, qui signifie « irrégulier ou brisé ».

Fractale. n.f. Configuration fractale. Ensemble ou objet fractal. Remarque. 

Puisque mon adjectif pluriel fractals avait prêté à controverse,

il paraît bon que le nom correspondant soit féminin. 

J'y tiens, bien que de nombreux collègues choisissent spontanément le masculin.
 
La raison en serait qu'ils ne considèrent pas fractal comme étant un mot français qui serait passé à l'anglais. 

B. Mandelbrot : Les objets fractals (Flammarion).

Le mot a été créé en effet par Mandelbrot pour la première édition de son livre en 1975,

 mais les travaux qui lui ont progressivement permis de dégager ce concept débutèrent dans les années 50.

De plus diverses figures fractales avaient été inventées par des mathématiciens depuis la fin du XIXe siècle,

 mais ces approches étaient restées sans liens entre elles.



Mandelbrot. ©️ DR

Le mérite de Mandelbrot est d'avoir trouvé ce qu'il y avait de commun à des choses aussi diverses que certaines figures géométriques étranges,

la distribution des parasites sur les lignes de transmission de signaux, la longueur des côtes, les cours boursiers,
 
le régime des crues de certains fleuves, le relief terrestre, la distribution des galaxies, 

la structure des poumons, des travaux mathématiques très théoriques sur la notion de dimension, sur l'itération de polynômes complexes, 

et beaucoup d'autres choses encore. Mandelbrot a donc abordé toutes sortes de sujets dont beaucoup avaient été étudiés par d'autres, 

mais il fut le premier à découvrir et analyser théoriquement les lois générales qui les rapprochent.

En quoi le fait qu'une structure soit irrégulière ou brisée nécessite-t-il la création d'un nouveau mot, et plus encore,

 l'invention d'un nouveau domaine des mathématiques ?

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Re: Le Moment Curieux

Message  morticia le Dim 12 Aoû - 14:58

Ça me saoule moi les fractales ! Et même les regarder .........je ne sais dire........mais ça me dérange ... pasmafote ces ronds , ces entrelacs ....les couleurs ............non vraiment pas .....

Sans doute parce que je n'ai pas un poil de matheuse .... green tong


;bye2
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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mar 14 Aoû - 8:23

 
L’horloge astronomique de Strasbourg
 
« L’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg a été conçue par un certain Schwilgué en 1842.
 
Qui était-il ?
 
Est-il vrai qu’il ne voulut jamais révéler le secret de son mécanisme et qu’on menaça de lui crever les yeux pour ce refus ? »
 
 

 
Issu d’une vieille famille alsacienne, Jean-Baptiste Sosime Schwilgué est né le 18 décembre 1776. Écolier, il était déjà renommé pour les petits mécanismes qu’il construisait à l’aide d’outils qu’il avait lui-même fabriqués. C’est à Sélestat, où son père vint s’établir après la Révolution, qu’il connut ses premiers succès scientifiques ; il était considéré comme le meilleur horloger de la région. Autodidacte, il approfondit sans arrêt ses connaissances en mathématiques, astronomie et mécanique et fut nommé professeur à Sélestat. Parmi les machines spéciales que Schwilgué inventa, il faut citer une fraiseuse à roues dentées, sur laquelle on peut enregistrer la dix millionième partie du cercle et qui permet ainsi d’opérer toutes les divisions, même avec les nombres primitifs élevés. En 1827, il s’installa à Strasbourg où il se spécialisa dans la fabrication des horloges d’églises. Ses ateliers occupaient plus de 150 ouvriers. Son ambition de toujours était de pouvoir rénover l’horloge de la cathédrale dont le mécanisme s’était arrêté quelque temps avant la Révolution. Il en obtint la charge et, à partir de 1838, conçut une nouvelle horloge comprenant une série de mécanismes de son invention. Marié à 19 ans avec Thérèse Hihn, fille d’un bourgeois de Sélestat, Jean-Baptiste Schwilgué eut trois fils et cinq filles. Il mourut le 5 décembre 1856.
 
La cathédrale de Strasbourg a connu, depuis le XIVe  siècle, trois horloges astronomiques. La première, dite « des Trois Rois », a été érigée en 1352 face à l’actuelle horloge et a fonctionné durant près de deux siècles. En 1571, une nouvelle horloge fut conçue par le mathématicien Conrad Dasypodius, le maître d’œuvre Hans Hulberger et les frères Habrecht, horlogers de leur état. Elle s’arrêta en 1789.
 
Rénovée par Schwilgué de 1838 à 1843, elle fut classée monument historique le 15 avril 1987. Elle indique non seulement l’heure officielle mais aussi le temps moyen, le jour, le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position des planètes jusqu’à Saturne.
 
Au cours des siècles, plusieurs légendes s’y sont rattachées. Celle que vous évoquez concerne Dasypodius. Elle raconte que les magistrats de Strasbourg firent crever les yeux du mathématicien pour l’empêcher de réaliser ailleurs une horloge analogue.
Pour se venger, Dasypodius aurait brisé un des rouages du mécanisme l’empêchant ainsi de fonctionner.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mer 15 Aoû - 9:39

 
Jardins sous verre
 
À Nancy, Christophe Cardot conçoit et vend des terrariums décoratifs. Et propose des ateliers d’initiation via MicroDomus,
 
la micro-entreprise qu’il a créée pour développer cette activité aussi verte qu’artistique.
 

 
Les petits écosystèmes autonomes créés par Christophe Cardot demandent peu d’entretien.
 
 

 
Par Bruno Susset
 
Quelques outils suffisent : une pince à épiler, de fines baguettes de bambou, un bouchon pour tasser le sol. Et un peu de terre bien sûr, quelques pièces décoratives (racines, galets, sable coloré…), de belles plantes et surtout un joli contenant en verre (bocaux à conserves, vases ou encore dames-jeannes…). De préférence de récupération, c’est encore mieux pour la planète ! Ainsi germent les jardins miniatures de Christophe Cardot, qui, avec deux amis, a créé à Nancy MicroDomus, spécialisée dans la création de ces paysages sous verre, de nouveau très à la mode. « J’ai toujours aimé la nature, le végétal », raconte le jeune trentenaire nancéien, qui travaille par ailleurs dans la fonction publique territoriale. Les petits écosystèmes autonomes qu’il aime tant créer demandent peu d’entretien. « Il suffit d’arroser trois fois par an. Guère plus ! » Nul besoin par conséquent d’avoir la main verte ! MicroDomus présente désormais de manière permanente ses réalisations à La lunetterie de Charles et Pierre, Grande rue à Nancy. « Lors de notre premier P’tit Baz’art (Ndlr : le marché de Noël alternatif nancéien), nos mini-jardins ont fait un tabac. On en a vendu près de 150 ! », se souvient Christophe Cardot. Un succès confirmant ce qu’il avait pressenti lorsque de plus en plus d’amis lui demandaient de faire l’acquisition des créations qu’il réservait jusque-là à son intérieur ou celui de ses proches.
 
« éviter les symétries, jouer sur les vides »
MicroDomus peut aussi réaliser des terrariums sur commande avec les récipients qu’on lui fournit. Et la micro-entreprise investit également le secteur de la décoration événementielle (mariages, conventions…). Surtout, elle propose régulièrement des ateliers d’initiation. En une après-midi, les stagiaires apprennent à confectionner un terrarium. Le matériel est fourni. Ils repartent avec leurs travaux à l’issue, instruits des quelques règles à suivre pour réussir ces compositions végétales. Il ne faut pas oublier la couche de drainage, ou encore le charbon actif qui évitera la pourriture. Choisir aussi un substrat adapté, comme la mousse qui va recouvrir le sol. C’est elle qui fait figure d’indicateur. Quand elle change de couleur, c’est qu’il faut apporter un peu d’eau ! On peut difficilement faire plus simple. S’agissant des plantes appelées à vivre sous cloche dans ces jardins lilliputiens, le choix est infini. « On évitera juste celles, comme les cactus, qui craignent l’humidité », précise Christophe Cardot. Après, il faut laisser parler sa créativité. « En évitant les symétries, en jouant sur les vides », selon que l’on souhaite recréer un petit un paysage proche de la réalité ou au contraire se lancer dans quelque chose de totalement imaginaire. Les terrariums peuvent ensuite être placés à l’intérieur, dans une zone lumineuse, mais pas exposés directement aux rayons du soleil.
 
Dans ces ateliers, Christophe Cardot fait également découvrir le kokedama, synthèse de plusieurs techniques d’art floral venues du Japon, « en vogue depuis les années 90 ». Il s’agit d’emprisonner une boule de terre dans de la mousse et d’y installer un végétal. « Il n’y a pas de pot. Le substrat doit donc pouvoir garder cette forme sphérique. » Ces mini-jardins très graphiques devenus œuvres d’art peuvent être posés sur de jolis récipients, ou, plus original, suspendus. Effet spectaculaire assuré !

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Jeu 16 Aoû - 10:37

 
 
Coup de balai : un usage séculaire
 
« Voulez-vous des informations sur l’origine du balai ? À quelle époque a-t-il été inventé ? »
 

 
 
 
Le balai a certainement existé dès la fin du XIIe  siècle si l’on s’appuie sur l’étymologie du mot.
 
Celui-ci serait issu du breton balazn qui signifie « genêt », devenu balain, balaen.
 
L’évolution de « genêt » à « balai » paraît donc tout à fait plausible.
 
Les Bretons auraient été les premiers à fabriquer des faisceaux de genêts pour balayer.
 
Dans un texte du XIIIe  siècle, on découvre que le métier de fabricant de balais était si fréquent chez les Bretons
 
qu’ils le considéraient comme un de leurs privilèges. Mais c’est au cours du XVIe  siècle que son usage s’est répandu,
 
il était alors en genêts, en joncs ou en branches de jeunes bouleaux.
 
Au XVIIIe  siècle, les balais de poils étaient exclusivement fabriqués par les brassiers (ouvriers travaillant avec leurs bras),
 
la confection des autres était libre. À la même époque, on vit apparaître des balais d’âtre en crin noir, à manche tourné.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Sam 18 Aoû - 10:43

 
 
Coup de balai : un usage séculaire
 
« Voulez-vous des informations sur l’origine du balai ? À quelle époque a-t-il été inventé ? »
 

 
 
 
Le balai a certainement existé dès la fin du XIIe  siècle si l’on s’appuie sur l’étymologie du mot.
 
Celui-ci serait issu du breton balazn qui signifie « genêt », devenu balain, balaen.
 
L’évolution de « genêt » à « balai » paraît donc tout à fait plausible.
 
Les Bretons auraient été les premiers à fabriquer des faisceaux de genêts pour balayer.
 
Dans un texte du XIIIe  siècle, on découvre que le métier de fabricant de balais était si fréquent chez les Bretons
 
qu’ils le considéraient comme un de leurs privilèges. Mais c’est au cours du XVIe  siècle que son usage s’est répandu,
 
il était alors en genêts, en joncs ou en branches de jeunes bouleaux.
 
Au XVIIIe  siècle, les balais de poils étaient exclusivement fabriqués par les brassiers (ouvriers travaillant avec leurs bras),
 
la confection des autres était libre. À la même époque, on vit apparaître des balais d’âtre en crin noir, à manche tourné.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Lun 20 Aoû - 20:26


Le jeune homme à la kalachnikov




C’est une histoire à l’aquarelle, avec de grands à-plats délavés, comme la pluie sur les carreaux de la prison de Plœmeur,
 ou les vagues sales au large d’une Somalie en ruines. Une histoire pleine de silences, de peines, d’encouragements. 
Une histoire de curiosité humaine. Celle éprouvée un jour par Simon Rochepeau, scénariste de son état, 
envers Mohamed, ex-jeune pêcheur devenu par malchance preneur d’otages sur un voilier français
. C’était le Tanit, en 2009. Un skipper français avait été abattu et trois pirates somaliens arrêtés. Dont Mohamed.

Simon Rochepeau a rencontré le jeune Somalien au parloir. Il a croisé ensuite Maryvonne, celle qui lui a donné ses premiers cours de français. 
Ou toute l’équipe d’Emmaüs, qui l’hébergera. Il va raconter son intégration en pointillé, soumise aux juges, avec l’aide aux pinceaux de Thomas Azuélos.
 Dans « L’homme aux bras de mer », il n’y a pas de jugement. Ça n’est pas un récit de guerre non plus.
 On ne sait pas, dans cette version, ce qui s’est réellement passé à bord du bateau. 
On croit deviner que Mohamed, trop malade, trop affamé, trop conscient aussi, n’a pas tiré.
 Qu’importe. Ce qui rend le jeune homme intéressant, c’est son itinéraire.
 Comment un pêcheur de langouste devient trieur et luthier chez Emmaüs. 
L’affaire n’est pas rose. Mohamed se sent isolé, malmené sur des vagues d’un système et d’une société étrangers.
 Rochepeau et Azuélos ne versent pas dans le misérabilisme pour autant. 
Ils observent, racontent les difficultés, les engagements des uns et des autres, présentent une galerie de personnages.
 Leur album, c’est du journalisme dessiné à hauteur d’homme. 
Juste assez pour rappeler que derrière chaque fait divers, même à l’autre bout du monde, il y a des vies.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Lun 20 Aoû - 20:29

 
L’énigme du Dracaena
 
Grâce aux collections du jardin botanique du Grand Nancy et de l’université de Lorraine,
 
les chercheurs viennent de percer (en partie) les mystères d’ une plante que l’on croyait disparue de la Terre.
 

 
Autour d’Emmanuel Chassin, les équipes de jardiniers botanistes nancéiens prennent grand soin des sujets dont ils assurent la conservation, comme ce Dracaena.
 

 
Par Bruno Susset
 
Au cœur d’un des serres tropicales du jardin botanique du Grand Nancy et de l’université de Lorraine,
 
les deux Dracaena umbraculifera font de l’ombre à leurs voisins.
 
Pas seulement en raison de leur taille (plusieurs mètres de haut !),
 
mais parce que ces deux spécimens viennent de contribuer à la résolution d’une énigme botanique, pour laquelle ils ont été appelés comme témoins.
 
Au risque d’y perdre au passage… leur identité ! Tout commence en 1998, lorsque l’espèce est déclarée officiellement éteinte par l’IUCN.
 
« L’Union internationale pour la conservation de la nature est un organisme international qui, entre autres, a pour mission de statuer sur l’état
 
de conservation des espèces, et établir, selon les cas, si elles sont éteintes, totalement ou partiellement,
 
lorsque certaines ne sont plus cultivées uniquement qu’en jardins », explique Aurélien Bour, responsable scientifique des collections tropicales.
 
Dracaena umbraculifera est bien connue des botanistes.
 
Elle a été décrite en 1797 par Nicolaus Joseph von Jacquin rapporte l’article scientifique publié à la suite de récents travaux de
 
recherche conduits par les spécialistes du jardin botanique du Missouri.
 
C’est que la description initiale laisse planer des doutes quant à l’origine de cette plante, mentionnée comme provenant de l’île Maurice,
 
« où pourtant elle n’a jamais été vue au terme de deux siècles de prospection ! »
 
L’histoire en serait restée là si des investigations plus poussées n’avaient apporté de nouveaux éléments.
 
Car on réalise alors « que vingt jardins botaniques dans le monde conservent ce Dracaena umbraculifera », poursuit Aurélien Bour.
 
Et c’est le cas de Nancy, dont les deux spécimens sont arrivés respectivement « en 1989 et 1990 en provenance des jardins de Genève et de Lyon ».
 
L’espèce ne serait-elle donc pas complètement éteinte ? Prélèvements, envoi d’échantillons,
 
analyses ADN, les experts en scènes de crimes botaniques entrent en œuvre pour les comparer avec ceux des herbiers de Vienne issus du spécimen d’origine.
 
Des investigations qui vont les mener à Maurice. Où ils apprennent, poursuit encore l’article,
 
qu’un habitant de l’île posséderait dans son jardin ce fameux Dracaena umbraculifera.
 
C’est le cas effectivement, mais quelle surprise lorsque celui-ci révèle que sa plante ne vient pas de Maurice, mais de… Madagascar.
 
Nouveau transport sur place où les botanistes retrouvent « cinq populations de Dracaena umbraculifera, soit une cinquantaine d’individus ».
 
Contrairement aux conclusions initiales de l’IUCN, la plante, à l’état sauvage, n’a donc pas disparu de la planète !
 
Mais quid alors des spécimens conservés dans les jardins botaniques et réputés comme étant de la même espèce ?
 
Le verdict va tomber. « Pour nombre d’entre eux, les analyses génétiques vont montrer qu’il ne s’agit pas en réalité de Dracaena umbraculifera. »
 
S’agissant des deux sujets nancéiens, la question est en revanche plus délicate à trancher.
 
« Extérieurement, ils ressemblent beaucoup à la plante d’origine, encore qu’à la faveur d’une floraison, nous avons observé que
 
les inflorescences de nos plantes et celles d’origine malgache différaient. En revanche, les génotypes sont bien différents. »
 
Pour aller plus loin, il faudrait pouvoir retracer l’origine exacte des plants cultivés dans les serres nancéiennes.
 
« Malheureusement, à l’époque de leur arrivée, les règles de traçabilité n’étaient pas aussi poussées qu’aujourd’hui. »
 
Si bien que des zones d’ombre demeurent. L’enquête se poursuit donc, mettant en lumière
 
« l’importance de ce travail de conservation mené dans les jardins botaniques ».
 
Une banque végétale de données indispensable pour avancer dans la connaissance du vivant.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Jeu 23 Aoû - 19:50

Comment bien conserver nos fruits et légumes ?

Vous êtes plutôt courgettes enfouies au frigo ou échalotes laissées à l’air libre sur l’étagère ?

En cette période de surabondance potagère, voici nos trucs et astuces pour bien conserver fruits et légumes.


De l’air !

Saviez-vous qu’une fois cueillis, nos fruits et légumes continuaient de « respirer », 

enfin d’échanger de l’humidité et de la chaleur avec leur environnement ?

Certains plutôt claustrophobes détestent le frigo et préfèrent l’air ambiant de la maison 

ou, encore mieux, celui de la cave et ses 7 à 10°C. 

Dans cette catégorie :  les oignons, l’ail, les rutabagas, les potirons (et autres courges), les pommes de terre… 

Petite astuce : ne jamais entreposer les pommes de terre avec les oignons qui les font mûrir trop vite.



Certains légumes : oignons, pommes de terre, ail, courges… peuvent se conserver à la cave plusieurs mois.

On oublie également le réfrigérateur pour les bananes qui noircissent avec le froid, le melon qui peut alors perdre jusqu’à 80% de son parfum. 

Les abricots, les nectarines, les fraises et les tomates qui perdent aussi de leur saveur.

Pour ces dernières, si vous les aimez fraîches, passez-les par le bac à légumes de votre frigo quelques heures avant de vous mettre à table.

Association de bienfaiteurs

Certains fruits, comme les cerises, les fraises ou le raisin ne mûrissent plus une fois cueillis alors que d’autres – 

tomates, bananes, kiwis, prunes, pêches – si. Pourquoi ? Parce que ces derniers produisent naturellement du gaz éthylène,

qui entraîne non seulement leur mûrissement mais aussi celui de leurs voisins…

Aussi, si vous voulez faire mûrir plus vite une poire, placez-la dans un sac en papier à côté d’une pomme, championne du monde de production d’éthylène.



La pomme fait mûrir tous les fruits de son entourage.

L’affaire est dans le sac (ou non)

Parlons maintenant de cette formidable invention qui a révolutionné notre vie dans les années 50 : le réfrigérateur et son fidèle bac à légumes.

Là, on ne balance pas tous les légumes en vrac. Non, on offre à chacun la petite protection dont il a besoin. 

Les champignons doivent y être enveloppés frais non lavés, dans des essuie-tout secs.

Le brocoli et le céleri s’y conservent dans des sacs en plastique perforés.

Une petite astuce pour garder le teint frais de votre laitue ? Mettez un peu d’eau dans le sac en plastique qui la renferme. 

Pour conserver les asperges fraîches plusieurs jours, il faut les envelopper dans du papier absorbant humide.

Un pshitt d’eau sur les artichauts et zou au frigo ! Enfin, il faut couper le feuillage des légumes-racines (carottes, radis, betterave) 

avant de les y entreposer. Rassurez-vous, il y a aussi des légumes que l’on peut ranger tout bêtement : poivrons, aubergines, courgettes, concombres…

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mer 29 Aoû - 10:02


La mode en bois

La Vosgienne Mireille Corfu a fait de la mode le thème premier de ses sculptures. Elle travaille désormais dans la Drôme, sous un platane.

















Par Jean-Marc Toussaint

Posé sur une planche d’olivier, il y a cette bottine à talon aiguille, couleur jean délavé, lacée de cuir avec ce joli ruban de dentelle de Calais. 

On dirait cette chaussure tout droit sortie de la collection imaginée par la chanteuse américaine Rihanna pour le styliste espagnol Manolo Blahnik.

 Sauf que ce modèle est impossible à enfiler, il est en bois ! C’est l’une des multiples œuvres figuratives et hyperréalistes de la sculptrice Mireille Corfu.

 En quelques années, cette Vosgienne originaire de Saulxures-sur-Moselotte s’est spécialisée dans la mode version bois. 

Elle sculpte des nus, des nymphes, des femmes en robe du soir. Elle aime la beauté formelle du corps qu’elle habille de corset, de nuisette,

 ou d’une jupe légère d’où dépasse un string en dentelle.

 Sa sculpture est parfois coquine, drôle, décalée, mais toujours centrée sur l’humain, la mode, ses accessoires.

Mireille Corfu travaille aussi bien le noyer que le tilleur, le pin maritime que le cèdre, 

avec cette liberté propre aux créateurs autodidactes qui évoluent sans limite avec leurs propres codes.

 « Je n’ai pas de culture artistique, mais je sais ce qui est beau », résume-t-elle. Jamais elle ne fait un dessin, un croquis, une maquette.

 « Ce que je sculpte, je l’ai souvent imaginé en 3D. Après, c’est ma main qui agit.

 Je travaille directement le bois et je fais confiance à mon instinct », explique-t-elle.

 C’est d’abord la forme du tronc qui la guide. Pour s’approvisionner, elle dispose d’un solide réseau de connaissance parmi les bûcherons, 

et les élagueurs. Mais pas que. « Je fais aussi quelquefois plusieurs centaines de kilomètres avec ma camionnette 

pour aller chercher un tronc que j’ai vu sur Le Bon Coin », explique-t-elle.

Le bois, elle le travaille à la tronçonneuse comme à la gouge, à la disqueuse comme à la râpe, au couteau comme au papier de verre.

 Mireille Corfu va sculpter comme d’autres vont au bureau. Elle est au boulot le matin, l’après-midi, 

et produit beaucoup (en moyenne quatre sculptures par mois) avec toujours cette envie, ce besoin de faire qui la rassure,

 cette passion féconde chevillée au corps. Dans ses créations, elle n’hésite pas à mélanger les matières. 

Elle colle et vernit de la dentelle sur le bois, y associe le cuir, marie les essences, alterne des bois travaillés, polis, patinés, peints et

 d’autres laissés dans la rudesse de leur état brut. Elle aimerait aller encore plus loin, en y associant la pierre, le métal. 

« Mais pour cela, il faut que j’investisse dans du matériel et que je m’aménage un atelier, car je n’en ai toujours pas », s’amuse-t-elle. 

Depuis qu’elle s’est installée dans la Drôme, il y a trois ans, elle travaille toujours devant chez elle, sous un platane.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mer 29 Aoû - 10:06




BD

Le meilleur ami de l’homme

J'ai vu pour vous

La comédie devient rare en BD. Une comédie signée Didier Tronchet se déguste.
 Avec Nicoby au dessin, il signe « Le meilleur ami de l’homme ». 
Soit les retrouvailles involontaires de deux ex-amis d’enfance, hantés par la disparition d’une jeune femme, vingt ans plus tôt.






Par Olivier Jarrige

Vincent Renard a tout pour réussir : une maîtresse lubrique, un cabinet qui marche, une femme modèle et une fille intelligente et fan du PSG.

 Sur le papier, tout va bien. En vrai, sa femme le quitte, son amante est pénible, être proctologue ne le fait plus sourire,

 et comment dire… quelque chose ou quelqu’un lui manque.

 Ce quelqu’un en question, ce n’est pas Kevin Delafosse. Kevin Delafosse est l’ex-pote qu’il avait évacué de sa vie, et 

qui lui recolle aux basques, un jour de match. Kevin Delafosse était le remplaçant de l’équipe de foot, 

le brave gars qui le suivait toujours, qui l’admirait beaucoup et en était usant. Kevin La Winne est le loser 

qui s’accroche à Vincent comme à un ticket de loto inespéré. Avec ce tandem de deux opposés, Didier Tronchet pourrait s’arrêter là et

 faire fructifier son potentiel comique. Après tout, il n’est pas le père de Raymond Calbuth ou de Jean-Claude Tergal pour rien. 

Il y ajoute deux autres dimensions. Celles de l’idéal et de l’amour perdus. L’idéal perdu ? Le truc qui nourrit tous les films de quadras.

 Est-ce qu’à vingt ans Vincent se rêvait proctologue, hein ? Et l’amour ? Ah, l’amour. En l’occurrence, celui de Cécile Marconi, la fille de l’entraîneur,

 qui voulait soigner les pauvres. Cécile partie du jour au lendemain. Cécile, que Vincent et Kevin aimaient, forcément. 

Au tandem burlesque, Didier Tronchet rajoute donc le triangle amoureux et la crise de la quarantaine. 

Sans parler du mensonge et du secret.

À ce stade, on se dit qu’on tient là un bon scénario de comédie à la française. Et c’est vrai. « Le meilleur ami de l’homme » était prévu pour faire un film.

 Il en contient les marqueurs, les obstacles, les nécessaires rebondissements et l’alternance réussie entre rires et larmes.

 Il y a le verbe de Tronchet et l’épaisseur des seconds rôles, son art des situations absurdes et drôles, sans oublier quelques beaux sentiments.

 Bout à bout, tout ça pourrait paraître convenu, c’est vrai. La comédie, française ou non, obéit toujours à une mécanique. 

Mais le drame social ou le blockbuster aussi.

Et alors ? Côté BD, l’époque est au portrait, à l’interrogation existentielle, à la saga post-apocalyptique et au renouveau historique. 

La tendance est rarement à l’optimisme et au gag, surtout chez Aire Libre. 

« Le meilleur ami de l’homme » fait du bien parce qu’il est inattendu dans le flot des albums de rentrée.

 Parce que Didier Tronchet exprime une vraie tendresse pour ses héros. Et parce que Nicoby joue très bien de la palette semi-réaliste.

 S’il se laisse un peu envahir par le scénariste, il apporte sa fluidité et son sens de l’action. Autant dire qu’on n’est pas volé.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mar 4 Sep - 20:50



Les pépites du Grand Est conservées au Muséum d'histoire naturelle de Paris



Un dinosaure Jurassien unique au monde, des minéraux alsaciens ayant appartenu à Louis XIII,

des végétaux disparus de la surface de la terre que l’on tente de faire renaître

Grâce à un herbier lorrain. Le Muséum d’histoire naturelle de Paris regorge d’histoires régionales étonnantes.



Dans la galerie du Muséum.



Le Muséum d’histoire naturelle, héritier du jardin des plantes, fondé en 1635,

est un musée national qui conserve dans ses collections 68 millions de spécimens, des végétaux, des minéraux, des fossiles.

Il abrite également des serres, un parc zoologique, le musée de l’Homme et un laboratoire de recherche.



5,5 millions de spécimens figurant dans l’herbier national ont été scannés et accessible sur internet.



Serge Muller montre une anémone vernale qui était jadis présente dans le pays de Bitche et le Palatinat. 

Elle en a totalement disparu.


Voici la cotonnière négligée. C’est une fleur de la famille des pissenlits. 

Elle a été découverte en 1834 à Badonviller (Meurthe-et-Moselle) par le botaniste nancéien Hubert-Félix Soyer-Willemet. 

Par la suite, elle a également été observée en Belgique, en Italie, puis ailleurs en France. 

Aujourd’hui, elle a totalement disparu. Sa dernière observation remonte à 1977 »,

explique Serge Muller, en montrant un spécimen plus que centenaire, séché et accroché à une feuille cartonnée. 

Nous sommes dans les locaux de l’herbier national, situé dans l’enceinte du Muséum national d’histoire naturelle de Paris .

Cet herbier est le plus important au monde. Il abrite plus de 8 millions de spécimens et constitue un patrimoine scientifique et

culturel de tout premier plan, reflet des expéditions naturalistes et des activités des botanistes des siècles passés.

Ceux-là même qui ont permis de découvrir le monde et d’inventorier sa biodiversité.

Les plus vieux spécimens conservés datent de 1550. Rangés en flacon dans des liquides de conservation ou dans des enveloppes et 

répertoriés tout au long de centaines de mètres de rayonnages et de tiroirs, 

ces végétaux ont une valeur patrimoniale inestimable.

D’autres plus récents sont conservés à moins 40 degrés pour préserver leurs tissus et permettre des prélèvements.

Chaque spécimen est documenté. On connaît sa date et son lieu de récolte, son espèce…

Cet ensemble abrite nombre de plantes lorraines et franc-comtoises disparues, comme la Subularia aquatica,

jadis présente dans le lac de Longemer (Vosges), ou encore l’immortelle des sables, connue dans la région de Bitche (Moselle) et

disparue depuis une vingtaine d’années. À la tête de ce cimetière botanique, le Lorrain Serge Muller veille au grain. 

Originaire de Sarreguemines (57), longtemps professeur à l’université de Lorraine, 

ce grand spécialiste de l’impact des activités anthropiques sur la biodiversité végétale est devenu une sommité dans le monde scientifique.

Il représente la France dans nombre d’organismes internationaux. 

Il est régulièrement consulté par le ministère de l’Environnement sur des problématiques ayant trait à sa spécialité.

Aussi vient-il d’engager un audacieux pari : faire renaître la cotonnière négligée. 

Ce programme exploratoire, soutenu par l’université de la Sorbonne, consiste à prélever des graines sur des plants qui ont été cueillis 

en 1888 à Badonviller et Pexonne (Meurthe-et-Moselle) et à tenter des cultures in vitro.

« Parce que souvent une simple germination ne suffit pas », explique Serge Muller.

Une autre plante, endémique à la Bourgogne celle-là, est également intégrée au programme. 

Il s’agit de la violette de Cry, disparue depuis près d’un siècle.

Ce n’est pas le seul programme de recherche engagé au Muséum. 

« Chaque année, 250 chercheurs viennent d’une journée à plusieurs mois pour leurs travaux. 

Nous avons même à demeure depuis 20 ans une équipe du Missouri botanical garden », explique Serge Muller, 

qui continue de rentrer « en moyenne 10.000 spécimens par an » issus de prélèvements effectués in situ, mais aussi de dons. 

L’herbier de mousses du botaniste luxembourgeois Jean Vernier, décédé en 2017, devrait à ce titre prochainement intégrer 

les collections du Muséum. Dans la course contre la montre face à la sixième grande extinction des espèces, 

cette gigantesque bibliothèque de la nature est une chance pour mieux comprendre l’évolution des milieux. 

Ainsi, l’étude comparée des végétaux récoltés à un siècle d’intervalle a-t-elle tout récemment permis 

« de découvrir qu’ils poussaient beaucoup plus vite aujourd’hui », souligne Serge Muller, associé à ce projet avec Serge Gégout, 

un chercheur nancéien du laboratoire Lerfob.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Lun 10 Sep - 13:49


 
 

 
La Brassicomtoise : une route des brasseries en Franche-Comté
 

 
En Franche-Comté, dix-huit brasseurs associés pour promouvoir les brasseries locales, à découvrir au fil d'une route de la bière : la Brassicomtoise.
 

 
A Mamirolle (25), sur la route des brasseurs comtois, la Brassicomtoise,
 
une cuve de séparation à la brasserie Terra Comtix qui produit la Trobonix. Photo Sam COULON.
 
Grosse ambiance en Franche-Comté où, de Giromagny, dans le Territoire de Belfort, à Arinthod, dans le Jura,
 
dix-huit brasseurs aux appellations évocatrices (comme « La Hocheuse », « La Terra Comtix », « La Cuc » ou encore
 
« L’Entre deux mondes ») s’allient dans une route des brasseries : la Brassicomtoise.
 
« C’est un état d’esprit rare », se réjouit Marianne Vautheny, chargée de développement économique à la chambre de métiers et de l‘artisanat
 
 qui a suivi le dossier. Charte d’accueil, signalétique, plaquette, jusqu’aux sous-bocks,
 
la route des brasseurs comtois organise ses premières portes ouvertes le 21 octobre.
 
« On avait déjà l’habitude de nous réunir de façon informelle pour échanger sur le matériel, les techniques ou passer des commandes groupées »,
 
 précise Dimitri Morin, leur porte-parole, à Nancray (Doubs). « On brasse aussi une bière ensemble baptisée ‘’La Commune’’. »
 
La Brassicomtoise mûrit également pour ce Noël un projet de calendrier de l’Avent mousseux à souhait.
 
 

 
Anaïs Mesnier, la brasseuse d'Epenoy, dans le Doubs
 
« Quand on est deux sur le stand, c’est toujours au mec qu’on pose les questions ! » Et pourtant, c’est elle qui brasse. À 29 ans, Anaïs Mesnier en a pris son parti, « mais je me sens de moins en moins seule. Il y a de plus en plus de femmes brasseuses… » Après un master agroalimentaire spécialisation procédés fermentaires obtenu à Dijon, la jeune femme a étudié le vin en Bourgogne, le fromage en Italie et la bière en Belgique avant d’arrêter son choix. « La bière est ce qui me laissait la plus grande liberté de création. C’est convivial et surtout j‘avais envie de proposer autre chose que de l’industriel. J’achète moi-même très peu en grande surface. »Avant de revenir dans son village d’Épenoy, dans le Doubs, lancer sa propre micro-brasserie, elle se fait encore la main à la brasserie La Morgat, à Belle-île-en-Mer. « J’avais envie de rentrer. La Franche-Comté, quand on y est né, on y revient. Le café-restaurant était à vendre et l’eau de la source d’Alloz, qui alimente exclusivement le village, est de très bonne qualité… » Depuis trois ans, une installation moderne et fonctionnelle, d’une capacité de 3.500 l par mois, réjouit tout autant les gosiers secs du village que ceux des environs. « J’ai rouvert le bar également pour une clientèle de 30 à 92 ans. C’est une activité humaine, un lieu d’échanges… Au début, les gens sont venus par curiosité, un peu surpris que je sois une femme. Mais aujourd’hui, ils sont aussi fiers que moi de ce côté ‘’fait chez nous’’ ! »La gamme de bières proposée s’articule autour de la « Dam’Naïs », une blonde « douce mais de caractère », houblonnée, « très fruitée, miellée » qui se décline en 5 et 7,5 ° dans sa version IPA (India Pale Ale). Elle a été rejointe par la « Spinoyenne », du nom des habitants d’Épenoy, une ambrée à 5 °, brassée à partir de céréales torréfiées, apportant des arômes de caramel et de biscuit. Puis la « 4 planches », à la liqueur de sapin évidemment. Et par une blanche ou plutôt alezan baptisée « Palomina », aux parfums de coriandre et d’orange.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mar 11 Sep - 11:20

 
 
 
Grand Est : la bière gagne avec panache
 
On dénombre une centaine de brasseries référencées en Lorraine et Franche-Comté, mais leur nombre est en expansion constante,
de l’amateur qui brasse pour lui et ses amis au professionnel pesant plusieurs milliers d’hectolitres à l’année.
 

 
 

 
 

 
 

Par Fred Jimenez
Il y a vingt-cinq ans, lorsqu’Élisabeth Pierre, experte en marketing, met le pied pour son boulot dans une brasserie, c’est une révélation. « Gamine, j’avais visité la brasserie de Sochaux. Les images et les odeurs sont remontées. C’était très fort. Par la suite, j’ai halluciné devant cet univers riche de ses produits et de véritables personnalités. » Elle est aujourd’hui l’une des meilleures spécialistes hexagonale de ce breuvage millénaire, et l’auteure du Guide Hachette des bières. Originaire de Montbéliard, la comtoise n’oublie pas de rappeler que le plus vieux moût de bière connu au monde, datant du néolithique, est conservé au musée de Lons-le-Saunier, dans le Jura, où il a été découvert.
Le passé brassicole français s’orne d’un mythe plus récent, celui de la cervoise, qui forge une identité gauloise jusqu’au Moyen-Âge. « C’était une boisson très épicée avec des plantes comme le myrte, la sauge ou le genévrier… Le houblon ne se généralise qu’à partir du XVe siècle et jusqu’au XIXe siècle. D’abbayes en brasseries rurales, toute la France brasse sa bière locale. On compte alors environ 4.000 brasseries en France. »
Et puis vient l’effondrement, à partir des années 50. « Deux éléments se conjuguent : la généralisation des lagers à fermentation basse, de tradition allemande, et le début des concentrations. » Trente ans plus tard, il ne reste pas plus de trente brasseries dans l’Hexagone. Le marché mondial est dominé par trois grands groupes mondiaux : le belge AB InBev, le hollandais Heineken et le danois Carlsberg, avec quelques indépendants qui subsistent comme Jenlain dans le Nord ou Météor en Alsace.
C’est de Morlaix, en Bretagne, que le sursaut survient. Le phénomène des micro-brasseries fait boule de neige. De six ou sept pionnières, elles passent à une grosse centaine au tournant du millénaire, et seront près de 1.300 à la fin de cette année. En Franche-Comté, où 37 brasseries sont dénombrées, le précurseur est Bruno Mangin avec sa Rouget de Lisle http://www.la-rouget.fr/, qui rend hommage à l’auteur jurassien de la Marseillaise. En Lorraine, où 65 brasseries sont référencées, il s’agit de Jean-François Drouin, à Pont-à-Mousson (54), avec les Brasseurs de Lorraine http://www.brasseurs-lorraine.com/, actuel président du syndicat national des brasseurs indépendants. « Ce sont des passionnés, qui sont suivis par une nouvelle génération d’entrepreneurs plus ambitieux encore. Car, pour l’instant, la majorité de ces pionniers du renouveau brassicole restent tout petits, ne brassant que 200 à 500 hl à l’année. »
Le mouvement a également fait exploser la standardisation du goût imposé par l’unification des brasseries. « Chaque brasseur fait d’abord la bière qu’il a envie de faire, et cette diversité est en constante évolution. » Des tendances marquent tout de même ce renouveau gustatif venu pour la plupart d’Amérique du Nord comme l’India Pale Ale (IPA) et son étonnante amertume fruitée, ou des bières acides (ou sures) à base de levures sauvages, et enfin les bières élevées en barriques. « En Franche-Comté, la Rouget de Lisle possède le plus beau chai, mais on peut aussi citer la Franche qui utilise des tonneaux de vin jaune, toujours dans le Jura, ou la Rente rouge en Haute-Saône qui récupère des pièces de Nuits-Saint-Georges pour son Insomnuit ! »
 
 

 
 
Brassée depuis 1922 en Martinique, la bière « Lorraine » s’affiche en version blonde, ambrée, sans alcool ou parfumée au rhum et à la vodka, portant fièrement sur ses flancs la croix chère au général De Gaulle. La brasserie a été créée par René de Jaham, formé à l’École de Brasserie de Nancy. Passée dans le giron du groupe Heineken en 2008, elle a vu ses parts de marché s’effriter sous l’assaut de la marque phare de son propriétaire. Elle a repris son indépendance depuis trois ans avec le groupe Antilles Glaces et se situe aujourd’hui à 35 % de parts de marché dans l’île. La « Lorraine » rayonne sur toutes les Antilles avec une capacité de production de 100.000 bouteilles par jour.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mer 12 Sep - 11:34


En Lorraine, Champigneulles règne sur la bière

La brasserie située près de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, produit 110 références pour 40 marques de bières différentes.




Les deux bières estampillées Champigneulles portent les alérions du blason lorrain et une couronne.
Champigneulles est un nom de référence dans le monde de la bière. Depuis 120 ans, il est synonyme de qualité et de fraîcheur. Paradoxalement, la brasserie a renforcé sa notoriété dans les années 50-60 grâce au sport. Elle a été partenaire officiel du Tour de France et des Jeux Olympiques d’hiver en 1968 à Grenoble. Au nord de Nancy, la Brasserie de Champigneulles, fondée en 1897, est la plus ancienne des brasseries françaises en activité. Elle compte aujourd’hui 230 salariés mais en a eu jusqu’à 1.000. Elle appartient au groupe allemand « TCB », dont le siège est à Francfort. « Nous produisons deux bières sous notre marque propre », explique Patrice Colin, le directeur. « Elles représentent un million de litres, sur les 360 millions qui sortent de la brasserie chaque année. »
Le site de Champigneulles produit 110 références pour 40 marques de bières différentes, avec notamment des marques de distributeurs. La même précaution, le même soin sont apportés à chaque référence. Les deux bières estampillées Champigneulles portent les alérions du blason lorrain et une couronne. La communication a en effet toujours évoqué ce produit comme étant « la Reine des bières » ! Elles sont toutes les deux brassées de manière traditionnelle avec de l’eau de la source de Bellefontaine qui jaillit dans la commune, à quelques encablures de la brasserie. La « Blonde » présente un nez floral, avec des notes de malt, de houblon et de fruits blancs. La bière ambrée, type abbaye, ajoute des touches de torréfaction, de caramel et une pointe légèrement épicée. De la bière sans alcool à la bière à 12°, en passant par les brassins aromatisés, Champigneulles peut tout faire. Elle est bien la reine en son domaine !

La Madelon, une histoire vosgienne




Francis Hoffner et ses fils à la brasserie artisanale des Vosges.


« Il n’y a aucun avenir dans la bière ! », rigole Francis Hoffner en se remémorant la fin de non-recevoir de son banquier, en 1999. Aujourd’hui, à Remiremont (88), l’ancien cordonnier brasse 2.000 hectolitres par an, avec ses deux fils. Tout a commencé par une envie de reconversion, après vingt ans de couture petits points et de ressemelage. « Un copain d’enfance venait de racheter les bâtiments de la Brasserie des Vosges, fermée depuis 1954, à Dommartin-lès-Remiremont. Après avoir retapé la maison de maître et les logements ouvriers, il ne savait pas quoi faire de la brasserie proprement dite. Elle était là, avec ses hauts murs et sa source exclusive… J’ai potassé l’idée. » Un mini-tour de France l’amène de Saint-Nicolas-de-Port à Roanne, en passant par Briançon et Amiens pour apprendre les secrets du brassin. Francis Hoffner se lance en 2000. « On a vendu la maison, trouvé un associé pour la distribution et ma femme, Amparo, et moi avons débuté avec trois cuves. » La blonde Madelon, qui comptera bientôt des copines brune, ambrée, blanche, noire et, depuis cet été, parfumée à la cerise, aux myrtilles et à la pomme, trouve sa place dans les bars du Grand Est. « Ça s’est fait assez facilement. Dans le même temps, nous avons ouvert une auberge sur le modèle alsacien des bars à flammekueches. » Un an plus tard, le rouleau compresseur Heineken rachète le distributeur de la brasserie artisanale des Vosges. « Ils nous ont laissés en plan du jour au lendemain. Le restaurant a permis de tenir, en attendant de retrouver un nouveau réseau de distribution. » Les affaires reprennent mais stagnent rapidement. « Nos fils, Mickaël et Valentin, nous ont rejoints et la gamme s’est agrandie, avec ‘’La Meilleure’’, un clin d’œil à la brasserie originelle, ‘’La Clémentine’’, à l’absinthe, en hommage à la Vosgienne Clémentine Delait, la femme à barbe, ‘’La Pucelle’’ et depuis peu ‘’La Darou’’, l’animal le plus mythique des Vosges. Là, je viens d’expédier ma première palette au Danemark, sur les terres de Carlsberg. L’autre poids lourd européen qui possède Kronenbourg. Apparemment, les retours sont bons ! »

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Message  roberto > le Mer 12 Sep - 19:07

 
La mode en bois
 
La Vosgienne Mireille Corfu a fait de la mode le thème premier de ses sculptures. Elle travaille désormais dans la Drôme, sous un platane.
 

 
 

 
 

 
 

 

 
 

 
 
Par Jean-Marc Toussaint
 
Posé sur une planche d’olivier, il y a cette bottine à talon aiguille, couleur jean délavé, lacée de cuir avec ce joli ruban de dentelle de Calais.
 
On dirait cette chaussure tout droit sortie de la collection imaginée par la chanteuse américaine Rihanna pour le styliste espagnol Manolo Blahnik.
 
 Sauf que ce modèle est impossible à enfiler, il est en bois ! C’est l’une des multiples œuvres figuratives et hyperréalistes de la sculptrice Mireille Corfu.
 
 En quelques années, cette Vosgienne originaire de Saulxures-sur-Moselotte s’est spécialisée dans la mode version bois.
 
 Elle sculpte des nus, des nymphes, des femmes en robe du soir. Elle aime la beauté formelle du corps qu’elle habille de corset,
 
de nuisette, ou d’une jupe légère d’où dépasse un string en dentelle. Sa sculpture est parfois coquine, drôle, décalée,
 
mais toujours centrée sur l’humain, la mode, ses accessoires.
 
Mireille Corfu travaille aussi bien le noyer que le tilleur, le pin maritime que le cèdre, avec cette liberté propre aux créateurs autodidactes
 
qui évoluent sans limite avec leurs propres codes. « Je n’ai pas de culture artistique, mais je sais ce qui est beau », résume-t-elle.
 
Jamais elle ne fait un dessin, un croquis, une maquette. « Ce que je sculpte, je l’ai souvent imaginé en 3D.
 
 Après, c’est ma main qui agit. Je travaille directement le bois et je fais confiance à mon instinct », explique-t-elle.
 
C’est d’abord la forme du tronc qui la guide. Pour s’approvisionner, elle dispose d’un solide réseau de connaissance parmi les bûcherons, et
 
les élagueurs. Mais pas que. « Je fais aussi quelquefois plusieurs centaines de kilomètres avec ma camionnette pour aller chercher
 
un tronc que j’ai vu sur Le Bon Coin », explique-t-elle.
 
Le bois, elle le travaille à la tronçonneuse comme à la gouge, à la disqueuse comme à la râpe, au couteau comme au papier de verre.
 
 Mireille Corfu va sculpter comme d’autres vont au bureau. Elle est au boulot le matin, l’après-midi, et produit beaucoup
 
(en moyenne quatre sculptures par mois) avec toujours cette envie, ce besoin de faire qui la rassure, cette passion féconde chevillée au corps.
 
 Dans ses créations, elle n’hésite pas à mélanger les matières. Elle colle et vernit de la dentelle sur le bois, y associe le cuir,
 
marie les essences, alterne des bois travaillés, polis, patinés, peints et d’autres laissés dans la rudesse de leur état brut.
 
Elle aimerait aller encore plus loin, en y associant la pierre, le métal.
 
« Mais pour cela, il faut que j’investisse dans du matériel et que je m’aménage un atelier, car je n’en ai toujours pas », s’amuse-t-elle.
 
 Depuis qu’elle s’est installée dans la Drôme, il y a trois ans, elle travaille toujours devant chez elle, sous un platane.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Ven 14 Sep - 17:56


 
 
L’ESTUAIRE DES LUMIÈRES
 
La baie de Somme est l’une des plus belles réserves naturelles du monde. Un paradis entre mer et désert pour des milliers d’oiseaux migrateurs.
 

 

 
Le Crotoy, cité balnéaire de la Manche. Bateau de pêche traditionnel dans la baie de Somme
 
Par Thierry Suzan
 
En 1865, lorsque Jules Verne découvre la Côte picarde lors d’un voyage en famille, il tombe très vite amoureux des paysages infinis de la baie de Somme.
 
Dès l’année suivante, il loue une villa dans le petit port de pêche du Crotoy, et c’est là que plus tard l’écrivain écrira son célèbre roman
 
 « Vingt mille lieues sous les mers ». En effet, depuis la fin du XIXe siècle avec l’essor du tourisme et des premiers bains de mer,
 
nombreux sont les artistes qui partiront à la découverte de ce bout de France, attirés par la magie des lumières.
 
 Les peintres Degas, Boudin, Corot, Seurat et la romancière Colette seront également séduits par « les jeux incessants de l’ombre et de la lumière,
 
 les noces somptueuses de l’air, de la terre et de l’eau » décrits avec justesse par l’écrivain Christian Andrès.
 
Sous une légère brise, le vieux chalutier fend la houle dans le frémissement des moteurs.
 
Des oiseaux au plumage chatoyant et à l’appétit insatiable volent bas dans son sillage. Unis dans l’effort,
 
les marins remontent les filets sur le pont et se pressent pour démailler les poissons.
 
Au loin, « les paysans de la mer » creusent dans le sable avec des râteaux et des bêches pour recueillir les hénons (coques) à la chair succulente.
 
La voix de ces pêcheurs à pied résonne dans toute la baie tandis qu’ils hissent les sacs de coquillages sur les tracteurs.
 
 En baie de Somme, la pêche est bien plus qu’une ancienne tradition, elle est enracinée dans la culture locale.
 
 Alors que la mer recule davantage chaque année, la baie connaît un ensablement important qui provoque l’assèchement des estrans et des vasières.
 
 Ainsi, marée après marée, les herbus envahissent l’immense réserve naturelle.
 
Pendant les transhumances automnales, les bergers conduisent les troupeaux de moutons dans des prés-salés qui
 
sont de moins en moins inondés par les eaux océanes. À l’autre pointe de ce vaste désert, le sable avance jusqu’aux pieds
 
des riches demeures d’armateurs de l’ancienne cité médiévale de Saint-Valéry-sur-Somme.
 
Là-bas, les enfants jouent à compter les bateaux de pêche qui s’éloignent vers le large, contraints de s’amarrer
 
dans le grand port voisin du Tréport resté ouvert à l’océan.
 
Au-delà des bancs de sable, une colonie de phoques veaux marins a élu domicile dans l’étendue lumineuse de la baie.
 
Jaloux de leur tranquillité, les mammifères marins n’aiment pas être dérangés, et seuls quelques oiseaux voyageurs venus des îles Britanniques ou
 
des confins de l’Europe centrale osent parfois les chahuter. Enfin, à quelques encablures, le sanctuaire ornithologique du Marquenterre abrite des
 
centaines d’espèces d’oiseaux au cœur d’un espace sauvage et protégé : oie cendrée, grèbe huppé ou mouette rieuse,
 
 des centaines de milliers d’individus se retrouvent dans la réserve au gré des migrations.
 
La baie de Somme est un lieu étrange qui s’éveille dans la confusion des lumières, un sanctuaire d’oiseaux migrateurs qui s’anime au rythme des marées,
 
une terre marine qui envoûte le poète par la grâce des splendeurs naturelles.
 
 C’est un horizon qui s’évapore comme un moment éphémère et qui exalte la rencontre sensuelle entre le ciel et la mer.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Dim 16 Sep - 11:45


 
 
Les dinosaures du Jura suisse !
 
Du petit « juravenator » au gigantesque « cetiosauriscus »,
les dinosaures ont laissé leurs empreintes sur les bords d’une mer préhistorique du côté de Porrentruy. Spectaculaire !

 
Pas de doute sur la spécialité du village de Courtedoux : c’est bien le dinosaure ! Mais celui-ci, pourtant déjà impressionnant, n’est qu’une reproduction en modèle réduit...
 

 
Le paléontologue Jérémy Anquetin présente des empreintes : un mètre de circonférence pour les pattes arrière, 70 cm pour les « mains »...
 

 

 
Le museum de Porrentruy possède une collection de milliers de fossiles : animaux marins, mammifères et plantes.
 
Par Jean-Charles Verguet
Même un éléphant d’Afrique se serait fait écrabouiller s’il avait traversé sur le passage des habitants de la région de Porrentruy, ville suisse à une quarantaine de kilomètres de Montbéliard, à l’époque jurassique. Il faut dire qu’il y a 152 millions d’années, alors que l’homme ne faisait même pas partie des projets, les occupants du secteur étaient plutôt du genre costaud. Les empreintes qu’ils ont laissées en attestent : des traces de pattes dont la circonférence atteint un mètre ! Quelques calculs ont permis d’estimer que les animaux qui ont marché là pouvaient mesurer plus de 35 m du bout du museau à la pointe de la queue, friser les 7 m au garrot et peser un peu plus de 41 tonnes ! Même sur l’autoroute qui suit sur le sentier de ces dinosaures, on ne voit pas beaucoup de convois exceptionnels d’un tel gabarit…
La référence à l’autoroute n’est pas totalement anachronique. Car c’est à l’occasion de la construction de la Transjurane, qui relie la frontière française, près de Delle, à Bienne, que les traces ont été mises à jour. En février 2000, une équipe de paléontologues a été engagée aux côtés des archéologues pour procéder à l’examen des terrains géologiques. Un an plus tard, un site de vertébrés et de bois fossiles datant de l’Oligocène (30 millions d’années) a été découvert au sud de Delémont. En 2002, les fouilles sur le tracé de cette autoroute A16 entre Porrentruy et Boncourt ont fait apparaître les empreintes des « dinos ». « Il y a 152 millions d’années, le massif du Jura n’était pas encore formé », explique Jérémy Anquetin, paléontologue à Jurassica, l’entité qui regroupe les différents sites et le musée. « Il faut imaginer ici une mer peu profonde, un peu du type des Bahamas actuelles. Il y avait là des étendues de vase, de boues calcaires. La découverte de traces n’a pas été une surprise, on connaissait le potentiel du site de Courtedoux-Sur Combe Ronde. En revanche, la quantité a surpris ! » Pas moins de 650 empreintes ont été rapidement révélées. Elles étaient réparties sur 17 pistes.
« Sur les traces des géants »
Les différentes couches ont été étudiées. On trouve des traces dès une profondeur d’un mètre cinquante sous la terre. Ces couches fines, les laminites, renferment chacune des trésors. Mais il faut les détruire pour voir celles du dessous, plus anciennes… Finalement, plus de 14.000 empreintes ont été recensées. Tout en sachant qu’il y en a forcément d’autres. Cependant, elles n’ont pas pu toutes être laissées au regard du public, ni des chercheurs : il fallait que l’autoroute soit construite…
Le sentier didactique « Sur les traces des géants » à Courtedoux et la Dinotec à Porrentruy conservent à portée d’yeux ces impressionnants témoignages du passage des apatosaurus, allosaurus, cetiosauriscus… des traces qui vont de quelques centimètres à un bon mètre. Par des panneaux, le marcheur découvre la paléontologie et la géologie jurassienne et chemine jusqu’aux traces de sauropodes, des dinosaures herbivores, et de théropodes, plus petits mais carnivores, genre tyranosaures !
La Dinotec a pris place dans la cour de l’école professionnelle technique de Porrentruy. Plus exactement, l’école a été construite autour d’empreintes ! Plus de 100 sont bien visibles, protégées par un système de plaques de verre. La visite est accompagnée par un livret électronique et les visualisations en 3D répondent à de nombreuses questions sur la taille de dinosaures, la préservation des empreintes… Le mur d’enceinte de la cour présente des croquis des principaux protagonistes du Jurassique. Grandeur nature ! Une horloge spéciale permet aux visiteurs de mieux comprendre le temps géologique et de se familiariser avec le calcul en millions d’années. Les recherches se poursuivent en d’autres lieux. Le site est unique en Europe.

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Re: Le Moment Curieux

Message  roberto > le Mer 19 Sep - 21:06


Beauvillé fait bonne impression
La manufacture d’impression sur étoffes de Ribeauvillé (Haut-Rhin) est la dernière en Europe à imprimer des tissus à la main.
Un luxe réservé à l’ameublement et au linge de table.
 

 
MIE produit des tissus imprimés pour le marché de l’ameublement et des arts de la table.
 

 
L’entreprise travaille également à façon pour quelques grandes marques.
 

 
 
Sur ce cadre photogravé, les ouvriers étalent la couleur à la racle.
 
Par Jean-marc Toussaint
 
Un tissu de coton est collé sur une table métallique longue d’une cinquantaine de mètres. De part et d’autre, deux imprimeurs déplacent et posent un cadre plat sur l’étoffe, entre des cavaliers servant de repères. Sur ce cadre photogravé, recouvert de cire, ils étalent la couleur à l’aide d’une racle, un long morceau de bois plan. Leurs gestes doivent être parfaitement synchronisés et réguliers pour presser uniformément la couleur à travers la gaze qui recouvre le tissu. Avec ce procédé manuel qui reprend les grands principes du pochoir, il faut un cadre pour chaque couleur et un temps de séchage entre chaque application. Au final, c’est la superposition des couleurs qui réalise le motif, ce qui génère quelquefois des délais de fabrication très longs. La manufacture d’impression des étoffes de Ribeauvillé (MIE) est la dernière en Europe à pratiquer cette technique. Pas pour entretenir le folklore, mais parce qu’aucune machine ne peut rivaliser avec la qualité de l’impression manuelle. « Le travail à la main est d’une grande finesse, parfaitement adapté aux motifs complexes. De plus, il permet un usage illimité des couleurs, alors qu’avec la machine, il faut se contenter d’une vingtaine de coloris. Nous travaillons pour le marché du luxe, c’est pourquoi nous avons préservé cette technique, en complément de l’impression à la machine. Aujourd’hui, la moitié de nos étoffes sont encore imprimées à la main », indique Jean-Michel Borin, le patron de l’entreprise qui produit des tissus imprimés pour le marché de l’ameublement et des arts de la table, notamment. « On travaille à façon pour des marques comme Ralph Lauren ou Pierre Frey. On produit également des tissus pour des monuments historiques. Récemment, on a refait des tentures murales du XVIIIe  siècle pour un château allemand, d’après un simple morceau de tissu d’époque. Ce travail nous a demandé deux ans de recherche et on a produit seulement 200 mètres de matière imprimée. Notre créneau, c’est la petite série, et le dessin compliqué », résume Jean-Michel Borin qui a également développé sa propre marque, « Beauvillé ». Un virage entamé en 1989 qui a permis de pérenniser l’entreprise. Aujourd’hui, « Beauvillé c’est la moitié de notre activité, axée exclusivement sur les arts de la table », poursuit Jean-Michel Borin. L’entreprise, qui compte une petite centaine de salariés, possède son propre atelier de création, assure elle-même la préparation de ses couleurs, et réalise ses cadres photogravés via sa filiale, Giolitto, implantée à Bourgoin-Jallieu (Isère). « Beauvillé », c’est le classique chic à la française, une marque qui orne les grandes tables avec des nappes imprimées exclusivement sur du lin et du coton « tissés à 95 % dans les Vosges », précise Jean-Michel Borin, dont la société réalise l’essentiel de ses ventes à l’étranger. « La France est malheureusement devenue un marché résiduel. Aujourd’hui, « Beauvillé » se vend principalement aux États-Unis, en Allemagne, en Russie, en Suisse mais aussi au Japon où nous avons ouvert un magazine et lancé notre site internet ‘’Beauvillé Japan’’. « Les Japonais ont le sens du beau, les arts de la table tiennent chez eux une place importante. C’est un marché difficile, le plus exigeant d’Asie », conclut Jean-Michel Borin qui lorgne désormais sur le gigantesque marché du voisin chinois.

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